Prix ANFH 2019

Prix ANFH 2019 - Reportages vidéos pour l'ANFH - Oh My Dog Movies - Agence Kogito

Les Prix ANFH 2019, la reconnaissance du travail dans les hôpitaux.

 

Chaque année, l’ANFH récompense cinq hôpitaux français pour la mise en place de formations originales, innovantes et reproductibles.

 

C’est en mai et juin de cette année qu’avec le journaliste de l’Agence Kogito, je me suis rendu dans cinq hôpitaux français : Ajain, Alençon, Reims, Marseille et Uzès. Un petit tour de France annuel au sein d’unités de soin toutes différentes, riches en rencontres humaines et sociale. Ainsi, cette année, dans les établissements de santé visité pour nos reportages, nous avons été à la rencontre de personnels débordants d’énergie et passionnés. Comme chaque année pour les Prix ANFH, notre mission a été de réaliser un film de 4 à 5 minutes pour présenter une formation nouvelle, ambitieuse et innovante.

L’idée de ces Prix ANFH, c’est de témoigner à l’échelle nationale de ces formations créées en interne dans les centres hospitaliers. Les films sont là pour mettre en valeur le travail des équipes.

Une nouvelle fois, ces reportages ont été riches.

Je ne vais pas vous parler du contenu des films et des formations, vous les comprendrez en regardant les films. En effet, je préfère aborder avec vous des ressentis. Pourquoi ? Parce que le secteur hospitalier est un secteur dans lequel je m’épanouis depuis quelques années. Alors bien sûr, les sujets ne sont pas forcément simples à gérer, aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Mais quel bonheur de partir à la rencontre de personnels hospitaliers qui aiment profondément leurs métiers et qui font tout pour avancer malgré les difficultés.

Le monde de l’hôpital est passionnant. Passionnant et riche. Le plan humain est très important pour moi, depuis toujours, il est au coeur de mon travail. Je ne fais pas ce travail de réalisateur ou de photographe pour rien. J’aime aller à la rencontre avec l’autre, évidemment. Là, chaque tournage a été très différent. Certains ont été plus difficiles à gérer que d’autres. Pas sur le plan professionnel bien sûr, nous savons ce que nous avons à faire avec l’Agence Kogito (à force de quelques dizaines de films réalisés), mais sur le plan personnel.

Cette année encore, j’ai découvert de nouvelles unités de soin que je ne connaissais pas. L’exemple qui me vient et le plus parlant et celui d’Uzès auprès des patients en Etat Végétatif Chronique. A l’heure où l’on parle de Vincent Lambert et d’autres cas similaires, être plongé une journée au sein de cette unité spécialisée de 13 lits a été, pour moi, à la fois extrêmement riche et difficile. Difficile parce que devoir filmer et photographier ces corps qui semblent inertes, ces corps nus dans la douche pendant des soins, fut une véritable épreuve.

De l’éthique pendant les reportages.

Où est la frontière entre ce que l’on doit montrer et ce que l’on peut mettre en image ? Où est la limite à ne pas franchir lorsque l’on doit apporter des images au monteur pour le reportage, mais que l’on doit également respect et bienveillance aux sujets filmés ? C’est cette frontière qui parfois peut mettre mal à l’aise. D’autant plus lorsque l’on ressent les énergies et que l’on est hyper sensible.

Alors parfois, il faut savoir reculer un peu, se mettre à l’écart pour ne pas gêner. Parfois, il faut faire des images sous-exposées, en contre jour, pour garder cette distance nécessaire et refléter à l’image une pudeur nécessaire. En photographie comme en vidéo, je me dois parfois de reculer un peu. La raison est double bien sûr : je ne dois pas gêner les soins pratiqués par les professionnels de santé, et je ne dois surtout pas incommoder les patients.

Alors oui, parfois, certains tournages sont plus difficiles que d’autres. Cette année, ce fût à Uzès avec les États Végétatifs Chroniques. Il y a eu aussi ce centre pour migrants mineurs il y a quelques années ou un centre de la protection de l’enfance aussi… A chaque fois, les images sont là, mais le coeur traverse une véritable épreuve et ne s’en remet jamais vraiment.

 

Quand le coeur bat fort.

Tout cela étant dit, même si je m’éloigne du sujet des films pour quelque chose de plus philosophique, il faut comprendre que lorsque l’on fait de l’image, fixe ou animée, nous sommes parfois confrontés à nos propres blessures, à nos peurs et nos démons. Cela arrive comme un miroir. C’est de cela que je parle lorsque j’évoque les épreuves lors des reportages. Les énergies sont parfois oppressantes, souvent même, les découvertes sont émouvantes et les rencontres fortes.

Il n’y a aucun doute, c’est pour cela que je fais ce métier, que je me lève et me bat chaque jour. C’est pour aller à ces rencontres avec l’humain, avec le beau et le bon. Même si c’est parfois douloureux, chaque reportage est unique, chacun apporte sa dose d’humanité et réveille cette sensibilité en moi qui me fait avancer. Être réalisateur et photographe est une chance de rencontrer l’autre, dans toute sa diversité, dans toute sa beauté et sa richesse.

Je vous dis à très vite et je vous laisse avec nos films.

 

Production : Agence Kogito

Réalisation : Guillaume Dambreville pour Oh My Dog Movies

Client : ANFH